Réaliste ou Effrayant ? Le Film d’Horreur Français « Vermines » Analyse

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Vermines, l’horreur des araignées

Vermines, l’horreur des araignées

Premier long-métrage de Sébastien Vaniček, Vermines est la très bonne surprise de cette fin d’année 2023. Un film d’horreur, efficace et intelligent, qui voit des araignées investir un immeuble de banlieue. Tout part de Kaleb, un passionné d’insectes qui récupère au marché noir une araignée. Il ne sait pas que ce type d’arachnide se protège en se multipliant rapidement et en augmentant sa taille. Elle ne tarde alors pas à s’échapper de la boîte à chaussure dans laquelle Kaleb l’a placée, et à tisser sa toile dans les murs de l’immeuble…

Kaleb et ses amis vont alors tout faire pour s’échapper. Mais le danger ne viendra pas que des araignées, mais aussi d’un voisin violent et de la police. Sébastien Vaniček propose ainsi des situations angoissantes et maintient la tension tout du long. Surtout, en utilisant des araignées, le réalisateur joue sur une peur répandue. Les voir de plus en plus nombreuses, et grossir jusqu’à faire la taille d’un bulldog, devient alors un véritable cauchemar !

Une part de vraie encore plus inquiétante

Évidemment, sur le papier, Vermines n’a rien de réaliste et se présente comme une pure œuvre d’horreur fantastique. On a en effet jamais vu d’araignée assez grosse pour stopper une voiture et dévorer de la sorte des humains. Pourtant, il y a une part de vraie dans ce que montre Sébastien Vaniček.

En effet, jusqu’à un certain point, le réalisateur a représenté des araignées qui peuvent exister dans certains milieux. C’est ce qu’il nous expliquait en interview, lorsqu’on l’a interrogé justement sur la taille des créatures et sur les limites qu’il aurait pu s’imposer. Le cinéaste a alors affirmé que des araignées vraiment imposantes, ça existe !

Il faut savoir que ça existe des très grosses araignées. Une araignée Goliath, qu’on trouve dans la jungle, elle peut être plus grosse qu’une assiette. C’était ça mon échelle de réalisme.

Sébastien Vaniček est donc resté dans une approche semi-réaliste, du moins dans toute une partie du film. Pour le final, le cinéaste s’est donné la liberté d’aller plus loin, avec une araignée de taille équivalente à un petit bulldog, « pour justifier que la voiture freine ». Il avait tout de même la volonté de rester crédible tout au long de Vermines. Raison pour laquelle il n’a pas pris une tarentule, « car dès qu’on les fait grossir, cela devient cette espèce de gros truc poilu de nanar », nous disait-il.

Enfin, il est bon de préciser que le tournage s’est fait en partie avec de vraies araignées (comme pour le plan où la première sort de la boîte à chaussure). Des effets numériques ont évidemment aussi été utilisés. Mais toutes les reproductions d’araignées en 3D ont été faites sur la base de vrais animaux, « qui ont été scannées et dont les mouvements sont reproduits ». Sébastien Vaniček affirme alors que lui et son équipe n’ont « rien inventé ni fait plus que ce qui existe ».

Vermines est à découvrir en salles le 27 décembre. Retrouvez ici l’intégralité de notre interview.

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