Film culte du Splendid : Les débuts compliqués du Le Père Noël est une ordure

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Le Père Noël est une ordure : un classique de fin d’année

S’il est aujourd’hui considéré comme l’un des films les plus cultes du cinéma français, « Le Père Noël est une ordure » de Jean-Marie Poiré n’a pourtant pas démarré dans les meilleures conditions.

Le Père Noël est une ordure : un classique de fin d’année

En 1979, la troupe du Splendid crée la pièce de théâtre Le Père Noël est une ordure. C’est un véritable succès avec plus de 200 représentations à Paris et une tournée dans toute la France. Comme ils l’avaient fait pour Les Bronzés (adapté de la pièce Amours, coquillages et crustacés), les membres de la troupe décident d’adapter la pièce au cinéma. Pour cela, ils font équipe avec le réalisateur Jean-Marie Poiré et le film sort le 25 août 1982.

Josette (Marie-Anne Chazel) et Félix (Gérard Jugnot) – Le Père Noël est une ordure © Studiocanal

L’intrigue se situe dans les locaux de « S.O.S. Détresse-Amitié », une association qui vient en aide aux personnes seules, le soir de Noël. La permanence est assurée par Pierre (Thierry Lhermitte) et Thérèse (Anémone) tandis que leur collègue Mme Musquin (Josiane Balasko) s’apprête à rejoindre sa famille à Créteil pour le réveillon.

Mais leur soirée « qui était pourtant très calme » va rapidement se corser avec des arrivées inopinées. D’abord celle de Josette (Marie-Anne Chazel), une SDF qui vient de quitter son compagnon Félix (Gérard Jugnot), puis de Katia (Christian Clavier), un travesti homosexuel rejeté par sa famille. Sans oublier le voisin bulgare Mr Preskovitch (Bruno Moynot), qui leur présente des spécialités culinaires de son pays.

Des débuts compliqués pour le film du Splendid

Si Le Père Noël est une ordure est aujourd’hui considéré comme l’une des comédies françaises les plus cultes, ses débuts au cinéma ont pourtant été complexes. En effet, le film n’a pas du tout fonctionné lors de sa première semaine d’exploitation et n’a totalisé qu’un peu plus de 400 000 entrées. Lors d’un entretien donné à BFM TV, Jean-Marie Poiré expliquait :

Je pensais qu’on allait faire quatre millions de spectateurs et on a fait un peu plus de 412.000 entrées. J’avais organisé des projections tests et j’avais truffé la salle de micros. J’écoutais les réactions avec un walkman, puis je fonçais au montage pour virer les moments où ça riait moins. Et je peux vous dire que ça riait autant que pour La Septième compagnie, qui avait fait quatre millions d’entrées !

Une des raisons de ce mauvais démarrage peut être le manque de publicité en amont de la sortie. En raison du titre du film provocateur, la RATP et la SNCF avaient par exemple refusé de diffuser les affiches. La presse s’était également montrée très virulente envers la comédie.

Au total, le film a rassemblé un million et demi de spectateurs dans les salles. Un score très en dessous des autres comédies françaises considérées comme cultes. Le succès est venu après, lors de la sortie en vidéo, puis au fil des (nombreuses) diffusions TV. Il en est de même pour les deux films Les Bronzés sortis en 1978 et 1979, un succès relatif en salles (2 millions et 1.5 millions) mais une notoriété acquise au fil du temps.

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